Transcription établie à partir de l’enregistrement. La ponctuation a été adaptée pour la lisibilité.
Nous venons donc d’avoir la décision rendue par le tribunal correctionnel de Paris dans le procès de la société Swiftair, qui opérait un vol pour la compagnie Air Algérie entre le Burkina Faso et Alger.
Cette société espagnole, Swiftair, est déclarée coupable de l’infraction d’homicide involontaire. Le tribunal a estimé que la société avait commis plusieurs fautes dans la formation et le suivi de la formation de ses pilotes, qui n’a pas permis à ces derniers de pouvoir identifier la situation de décrochage, et qui n’a accompli aucun des gestes nécessaires à la récupération de l’appareil.
Le tribunal a aussi estimé que ces fautes étaient en lien certain avec la survenance de cet accident. C’est la raison pour laquelle elle déclare la société Swiftair coupable du délit d’homicide involontaire, condamne la société à 225 000 euros d’amende, qui est le maximum prévu par la loi pénale française.
Elle condamne aussi Swiftair à rembourser l’institution judiciaire française de l’ensemble des frais qu’elle a exposés. Et elle statue sur des dommages et intérêts concernant notamment les associations de familles de victimes.
C’est une décision qui est satisfaisante et qui constitue évidemment, pour les familles de victimes, un grand soulagement : que d’avoir le nom d’une personne responsable dans ce drame qui a endeuillé tant de pays et tant de nationalités.